Brêve histoire du monastère de Séra et du khangtsène de Ngari.

 

Les trois principaux monastères guélougpas au Tibet

Lama Tsongkhapa (1357-1419) naquît dans l'Amdo, au Tibet oriental. Il devint un éminent érudit qui réforma la vieille école Kadampa et créa la nouvelle école Guélougpa (« Système de vertu » plus connue sous le nom d'école des Bonnets Jaunes) qui devint la plus importante dans toute la région. Il fut le principal précepteur du Premier Dalaï Lama Guèndun Droub (1391-1474).

 

Tsongkhapa fonda au Tibet trois monastères des Bonnets Jaunes :

- Gandèn, fondé en 1409 à l'est de Lhassa ;
- Drépoung, fondé en 1416 à l'ouest de Lhassa ;
- Séra fondé en 1419 au nord de la capitale du Tibet.

 

Séra est donc l'un des trois principaux monastères de la tradition guélougpa. Des élèves originaires de tout le Tibet, de Mongolie ou de Chine venaient étudier la tradition philosophique de Lama Tsong Khapa dans cette illustre université. Ce développement a progressé jusqu'à sa destruction et la persécution des moines en 1959, durant l'occupation totale du Tibet par les troupes communistes chinoises.

 

Séra fut construit en 1419. C'est à cette époque que Djamtchèn Tcheujé Shakya Yéshé, l'un des principaux disciples de Lama Tsongkhapa, fonda le monastère de Séra Téckchèn Ling au Tibet. Selon la tradition orale, Djamtchèn Tcheujé demanda à Gougué Guéshé Tènzin Tcheugyal (l'un de ses proches disciples) d'établir le khangtsène de Ngari afin d'héberger les disciples venant du Tibet occidental : des régions de Ngari, de Gougé et aussi des régions himalayennes du Laddak et du Zanskar.

La reconstruction en exil
Grace à la vison éveillée de Sa Sainteté le Dalaï Lama et à ses efforts constants pour préserver la religion et la culture tibétaine, quelques centaines de moines qui avaient fui le Tibet en 1959 ont reconstruit les principaux monastères des quatre traditions du bouddhisme tibétain (nyingma, sakya, kagyu, guéloug) dans des camps de réfugiés en Inde. En 1963, Séra fut le premier des grands monastères du Tibet a être reconstruit en Inde par des moines en exil. Le monastère de Séra commença avec seulement 300 moines qui vécurent au début sous des tentes, puis dans de petites maisons aimablement fournies par les autorités indiennes. Au fur et à mesure que les problèmes s'aggravaient au Tibet, de plus en plus de moines s'exilèrent. Leur nombre ne cessa graduellement d'augmenter jusqu'à atteindre de nos jours plus de 6000 moines !

Le monastère de Séra est divisé en deux collèges : Séra Djé et Séra Mé. Chaque collège est divisé en plusieurs khangtsène où se regroupent les moines en fonction de leur région d'origine. En 1970, le monastère de Séra Djé a ainsi été rétablit en exil à Bilakuppé (sud de l'Inde). Depuis, chaque année, la tradition particulière et le curriculum des enseignements philosophiques attirent des centaines d'étudiants.

 

Photo ci-contre : les membres du khangtsène de Ngari en 2006.

 

De nos jours, l'université de Séra est reconnue comme étant l'une des plus grandes universités monastiques bouddhistes de premier ordre où plus de 6000 moines (y compris des Occidentaux et des étrangers d'autres continents) étudient sérieusement. Aujourd'hui, on peut dire que Séra Djé a produit avec succès de nombreux éminents guéshés (des enseignants qualifiés de la philosophie bouddhique) et que le monastère est la source d'où proviennent le plus grand nombre de lamas, qu'ils soient résidant ou de passage, qui enseignent dans les centres et les instituts aux Etats-Unis, en Europe, dans le Pacifique ou encore en Asie du sud-est. Le khangtsène de Ngari du monastère de Séra Djé a formé plusieurs érudits importants.

Khènsour Rinpoché Jampa Tègchok 1930 - 2014

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